Quel est le point commun entre ces quatre objets ?
L’analyse des urines sur 24h.
Encore une analyse faite avec du matériel qui n’a pas été testé dans la vie de tous les jours ou alors par un homme ! Imaginez un bocal en plastique de 25cm de haut et 9cm de diamètre que vous donne (gratuit, si si ça existe encore) votre sympathique pharmacienne. De retour chez vous, vous ne vous posez aucune question car tout cela à l’air si simple. Au jour J, vous allez vite déchanter.
Premier essai, le plus basique, mettre le bocal au-dessus des toilettes, bien viser et le tour est joué. Raté ! Vos mains sont baptisées car vous en en avez mis la moitié à côté et impossible de mieux se positionner, avec sa hauteur le bocal prend vite un air penché au contact de la cuvette.
Second essai, avec des gants plastiques, le bocal posé à terre sur une serpillière et vous en position à genoux ou accroupie si vous êtes sportive. Fiasco, la perte est encore significative et impossible de tordre votre « wassingue » dans le bocal. Avec le mélange miasmes/produit d’entretien, on serait capable de dire que vous êtes porteur d’un nouveau cancer inconnu à ce jour.
Eurêka, je vais me servir de ce que j’ai sous la main et en l’occurrence un petit pot de chambre pour bébé. Posé sur la lunette des toilettes de notre salle de bains, la hauteur est parfaite, pas de problème de visée et donc plus de perte. Un entonnoir pour transvaser et ce sera bon. Raté ! Le contenu coule en partie à côté du bocal. C’est la mouise, ils vont croire que mes reins ne fonctionnent plus en fonction du peu de liquide récupéré en trois fois.
La quatrième fut la bonne avec l’adjonction à la panoplie d’une petite louche. Bon ce n’est pas très rapide mais efficace. Je bois (de l’eau, rien que de l’eau) plus que ma dose journalière pour rattraper les pertes du début. A la fin des 24h, un niveau très honnête est atteint. Quand je me sers de tout mon matériel, je me demande comment j’aurais réussi à remplir le bocal au bureau. J’imagine également le voyage du soir avec ce précieux trésor à bout de bras dans un RER bondé, un vol à l’arraché …
Mais non, tu es à Baden, réveillée au chant du coq, tout le reste c’était avant, Marie-José, alors oublie vite et profite de ta nouvelle vie. Déguste-là minute après minute et redeviens enfant pour croire que les contes de fées existent.

J’ai trouvé !!!